2006/01/31

La vie continue...

C'est fini...
le salon, le buffet, les kleenex, alouette...
Faudrait que je me brasse un peu.
Ça doit faire 2 jours que je traine ma carcasse pis ya rien à faire: J'ai envie d'avoir de la peine.

Je me rappelle un jour, je suis allée voir une exposition de photos de Jeff Wall au musée d'art contemporain. Une pièce m'avait particulièrement touché: le cliché s'appelait Strumbling Block . Cette photo d'allure grotesque était en fait une allégorie représentant un monsieur moustachu ( du genre bonhomme gruau quaker ) rembourré en entier dans un truc qui ressemble à un pad de gardien de but. Il était assis en travers d'un trottoir de la "main" à New-York. Sur l'image, on voyait 3 personnes en relation avec l'homme. Le premier avait trébuché sur lui et semblait souffrir atrocement . Une femme d'affaire était présentement en train de s'enfarger, tout sourire, sachant qu'elle allait tomber, puis une personne , en 3e perspective, arrivait d'un pas décidé, en regardant derrière menacant aussi de tomber au contact du moustachu.


Lorsqu'on y pense, l'homme moustachu représentait le "strumbling block": Le block à trébucher, tel un événement incontournable de la vie dont on a besoin pour tomber, vider la soupape, s'asseoir, pleurer un bon coup, rester assis.
Tout comme l'homme sur le trottoir, Je ne suis pas pressée d'aller mieux. Je regarde la vie continuer de rouler autour de moi, la terre tourner sans moi, et j'ai mal au coeur.
Le manège tourne vite et pas moi!

2006/01/28

Question!

Pierre Cagelais, c'est-y le frère jumeau de Chucky?
OUi ou NON?

2006/01/23

En berne!

Au revoir Marie...

Marie, c'était une drôle de matante. On m'a dit un jour, que c'était la plus belle des matantes. Quand elle était jeune, elle faisait tourner les têtes et aurait pu être mannequin. Cultivée, intelligente, elle était de bonne compagnie.

Pour nous, c'était Marie-Rose. Les cousins et moi, on aimait bien se dire que le "Rose " dans son nom, c'était à cause de son immitation d'un cochon de la même couleur. Elle adorait nous faire sursauter en grognant comme celui -çi quand on se cachait en catimini dans la bibliothèque de Mère-Grand. À chaque, fois on faisait le saut et à chaque fois on éclatait de rire tous ensemble.

Je me rappelle,quand j'ai eu 5 ou 6 ans, Marie-Rose est tombée vraiment malade: Cétait une tumeur au cerveau. La médecine des années 80 était encore un peu barbare alors, dans le but ultime de la sauver, ils lui ont percé le crâne pour lui retirer une partie du cerveau. Quand elle est revenue de son opération, son crâne, ne s'est jamais refermé comme il faut alors, Marie avait un trou, comme un continent renfoncé au sommet de la tête, puis ses cheveux n'ont jamais repoussé à cet endroit.
Elle était chic quand même, ma tante Marie. Elle était deveune la reine des "turbans" parce qu'elle cachait souvent sa calvitie sous d'affreux chapeaux ou des fichus multicolores.

Devenue invalide aux yeux de l'État, ma tante a tranquillement perdu son autonomie, elle était de plus en plus dissipée.Elle ne sortait plus , se faisait tout livrer. Ma mère s'assurait que son allocation gouvernementale subvenait à tous ses besoins, comme elle l'aurait fait pour un 5e enfant. Je me rappelle: pour faire plaisir à Marie, c'était tout simple: il suffisait de lui acheter des timbres. Elle aimait écrire! elle nous envoyait des cartes de souhaits pour n'importe quelle raison du genre "bonne fête des rameaux" ou alors "Merci pour les timbres!!!."

Malgré sa maladie, Marie n'a jamais cessé e vivre avec son coeur d'enfant. D'ailleurs, nos parents nous avaient montré à mes cousins et moi, que souvent, nous devins être plus adultes qu'elle. Je lui en ai souvent voulu,et je ne suis pas la seule. Adolescents, nous revendiquions le droit d'être impolis ou alors juste brusques, mais avec Marie, c'était impossible. Elle ne pouvait pas supporter le bruit et devait toujours avoir raison. C'était une partie de sa maladie. Elle était souvent incohérente mais elle devait gagner .D'un autre côté, peu de tantes auraient passé des heures a jouer avec nous à 4 pattes, blottie dans une maison faite de couverture et de boites en carton.

Lors des partys de famille, elle aurait bien voulu nous gâter comme les autre mononcles et matantes, je sais qu'elle avait de la peine lorsqu'on recevait des cadeaux. Je sais aussi qu'au fond, elle savait que ses neveux ne la voyaient plus du même oeil.

Marie, aujourd'hui,
je me rappelle des tartes,
Des excursions au magasin de Grand-papa où tu nous gavait de bonbons à la cenne
Je me rappelle des jeux dans la piscine de la rue Baldwin
Je me rappelle le pédalo à St-Damien
Je me rappelle de quand tu disait " ON APPLOOOOOOOOODIT!!! ( comme si tu travaillait dans un cirque)
Je me rappelle de ta manie à plier les saran wrap et les ziploc dans tes souliers..
Je me rappelle de jouer à la cachette dans les garde robes.
Je me rappelle des capochons en cnocolat avec des graines de couleurs

Marie s'est éteinte comme un petit chat après avoir survécu au sras, à la tumeur et à d'autre infâmes maladies.
Ma soeur m'a dit qu'elle était morte samedi, à 17 hres 10. De mon côté, je sais pertinement qu'elle était avec moi, à cette heure là. Je suis passée devant la maison de la rue baldwin en montant à trois-rivières et je me suis souvenu. Comme ça, sans savoir pourquoi, je lui ai parlé à voix haute dans l'auto. j'ai pleuré, j'ai ri, je me suis souvenu.

j'ai toujours été un peu sorcière, mais là, je suis sûre qu'elle est venue me voir avant de partir, histoire de discuter, comme 2 grandes "chum".
Marie, Bonne nuit
Merci d'être venue me voir avant de partir

2006/01/11

Mon beau sapin!!!

Snif,
Adieux, sapin....
Tu sais, ce n'est pas moi qui ai cessé de t'aimer...
c'est juste que j'aime aussi mon mari. Il me quittera sûrement si je lui dis que c'est toi qui reste ou moi qui part.
Si tu veux, on peut continuer de s'aimer, autour d'un feu dans les recoins éloignés de Brokeback mountain.

À toi pour toujours,
xxx
Catherine

2005/12/30

CRANIUM

Ça sert , entre autres, à savoir ce que veut dire ERSATZ!

Tout ça pour ça!

pensée du jour!

Élever un ado, c'est comme essayer de clouer du jello à un arbre!

2005/12/20

pin pon pin pon!

Ça vous rappelle-ti quelque chose?

La déneigeuse vous avertit que la bosse en bas dans la rue vous appartient.
La déneigeuse vous rappelle que vous détestez être réveillés en sursaut
La déneigeuse vous signale que les matins, ça fait chier!

2005/11/20

humour!

Hier soir, j'ai rencontré la nouvelle mascotte de la fierté gaie.
On parle bien sûr du "Scrotum Carnaval"!